La viande vs les plantes ? Ou bien, une agriculture durable vs une agriculture industrielle ?

Sérieusement, mais qu’est-ce qu’on mange? Pesticides? OGM? Fertilisants? Qu’est qu’une alimentation durable et écologique dans tout cela?

Manger c’est une action qui est déterminée par plusieurs facteurs comme le goût, les croyances, les connaissances et les moyens financiers de la personne. Cependant, la méthode de production et sa provenance peuvent non seulement influencer le choix de la personne, mais également sa santé.

Quand nous discutons d’une alimentation durable, il y a différentes définitions. Ma préférée est celle du journal The Lancet qui mentionne qu’une alimentation durable est une approche qui assure :

  1. Une durabilité sociale, c’est-à-dire assure nos valeurs sociales, nos traditions culinaires et nos cultures religieuses
  2. Une durabilité pour la nutrition et la santé, c’est-à-dire la qualité des grains, combler les besoins nutritionnels et éliminer la malnutrition
  3. Une durabilité économique, c’est-à-dire le prix des aliments, l’accessibilité aux aliments santé, la sécurité alimentaire et les disponibilités d’emplois
  4. Une durabilité environnementale, c’est-à-dire l’usage de l’eau, de l’énergie et un impact favorable sur le réchauffement de la planète

Évidemment, il y a plusieurs conflits pour rendre cette durabilité possible.
Pour en nommer quelque s’un le budget accessible pour effectuer les changements, les habitudes alimentaires des gens, l’accessibilité à l’eau et la fertilité des sols et ainsi que sa qualité.

Fait intéressant, selon The Hunger Project :
Presque tous les pays peuvent produire de quoi nourrir leur population. Même le Bangladesh est autosuffisant en matière de nourriture. Le problème est que les gens ne gagnent pas assez d’argent pour acheter les denrées.
Ici, nous disposons d’une superficie agricole de presque 0,25 hectare par habitant, ce qui est plus que la moyenne mondiale (0,19 hectare).
Nous savons qu’un vaste éventail de culture alternative pourrait à la fois augmenter et diversifier les revenus des producteurs, réduire les impacts environnementaux découlant des monocultures, décupler la biodiversité des écosystèmes et combler une part plus importante de nos besoins alimentaires. Par exemple, cultiver les légumineuses, les crucifères ainsi que les graines de chanvre et de lin.

Évidemment, pour rendre cette étape possible, il y a plusieurs freins très compréhensibles aux agriculteurs à surpasser comme le risque de l’échec en cultivant un nouvel aliment (c’est leur gagne-pain!).

Un développement durable?
Les sols étant de plus en plus épuisés dus à un usage intensif, le recours aux engrais chimiques et un mauvais drainage de l’eau. La recherche doit se tourner vers une meilleure gestion soigneuse des sols et une sauvegarde des ressources devrait être prise en compte par les producteurs. Nous devons rentabiliser l’utilisation de l’eau et des carburants, puisque les ressources diminuent.

Ne pas oublier qu’une alimentation durable a pour objectif de permettre à chacun de combler ses besoins de base et d’améliorer sa qualité de vie sans compromettre celle des générations à venir.

La grande question est de savoir si les gouvernements sont prêts à soutenir le développement durable. Par exemple, en Europe, certains pays subventionnent les fermiers qui laissent des champs se reposer pour assurer la sauvegarde de la nature à long terme.

Les solutions proposées actuellement sont de manger des plantes au profit des protéines animales.

Selon moi, à date d’aujourd’hui, les aliments proposés pour la durabilité sont des aliments ultra-transformés. Par exemple :

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Selon moi, la solution n’est pas de créer des produits pour remplacer la viande. Une solution possible est d’inclure des protéines végétales sous sa version pure dans notre alimentation comme les légumineuses et de choisir des versions durables. Pour ce qui concerne les protéines animales, je recommande de choisir le plus souvent biologique. Le plus grand frein est le coût des versions biologiques. Cependant, le coût payé en vaut la peine pour l’environnement, encourage le fermier biologique, le goût, l’impact sur ta santé (exempt d’antibiotique et d’hormones). Ceci est sans discuter que la viande biologique ne semble pas avoir le même profil d’acides gras que la viande conventionnelle. En effet, la viande biologique contient plus d’acides gras polyinsaturés, oméga-3 d’environ 23 à 47% de plus que la viande conventionnelle. Ce qui est un réel avantage. Sans discuter que la viande est une excellente source bien absorbée par l’intestin de zinc, de fer et des vitamines du complexe B.

Moi, je vous relance la question autrement, comment certaines productions de viandes conventionnelles peuvent-elles vendent leur viande aussi peu chère?

Comment est-il possible d’acheter de la viande à 1,39$/100g quand dans la chaîne de production tout le monde doit faire de l’argent? C’est troublant! D’où provient cette viande et comment a-t-elle été traitée pour ce prix?

Aussi, cette viande conventionnelle qui est selon moi transformée, c’est-à-dire bourrée d’antibiotiques et d’hormones qui peuvent avoir un impact sur votre santé. Sans parler de la qualité alimentaire donnée aux animaux! Avez-vous plus d’argent pour vous soignez d’une maladie qui peut être engendrée par ces facteurs ou d’argent pour la prévenir en achetant biologique? La fameuse phrase : Food is medicine (l’alimentation est votre médicament) dit tout! D’où pourquoi, il faut agir vite et penser à la qualité de nos aliments.

Il y a des trucs pour choisir une viande biologique moins chère. Tout d’abord, acheter en grande quantité chez des groupes d’achat ou acheter directement du producteur. Votre argent indique un choix pour la société. Selon moi, votre pouvoir d’achat est puissant dans ces démarches de durabilité.
Malheureusement, acheter biologique ne signifie pas durable, car certaines terres d’agriculteurs biologiques occupent d’immenses superficies de culture spécialisée destinée à l’exportation, dépendent de gigantesques équipements incompatibles avec la santé du sol et ils sont situés loin des consommateurs.

Eh oui! Le fait d’être loin du consommateur, ceci augmente la production de gaz dû au transport.

Savez-vous que selon la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), il y a d’autres secteurs que celui de l’agriculture qui contribue à la production de gaz à effet de serre.

L’électricité, l’industrialisation, le transport, la construction pour en nommer.

Figure 1 : Répartition des secteurs qui contribuent à la production de gaz à effet de serre.

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On pointe rapidement du doigt que ce pourcentage causé par l’agriculture provient principalement de la production animale. Cependant, seulement 5% est dû à la production du méthane des animaux et le reste provient des machineries, du transport et de la production. Il ne faut surtout pas oublier que ces animaux sont essentiels pour la santé de la terre. En effet, grâce à eux et leurs excréments ceci assure un meilleur sol et un meilleur écosystème. Dans les faits, une vache élevée de façon durable est un agent qui élimine du carbone et non un producteur. Selon mes lectures, la cause principale de l’impact de l’agriculture sur l’environnement est due à l’agriculture moderne!

Pour bien saisir la situation dans le milieu de l’agriculture, commençons par un peu d’histoire pour bien comprendre la situation.

Dès la préhistoire, l’homme a chassé les animaux sauvages et récolté les plantes dans la nature, mais avec l’arrivée de l’agriculture et de l’élevage ceux-ci permettent de fournir de la nourriture plus rapidement.

Au XIXe siècle, les fermiers cultivaient différentes plantes et élevaient du bétail. Le tout était effectué à la main. La richesse du sol était maintenue grâce à la rotation des cultures et à l’utilisation d’engrais naturelles.

Aujourd’hui, l’agriculture à grande échelle qui utilise les dernières technologies favorise l’abondance des récoltes. Ceux-ci permettent de réduire les coûts de production et ils permettent de produire davantage. D’ailleurs, les scientifiques ont découvert des produits chimiques contre les animaux nuisibles et ils ont créé de nouvelles variétés de riz, de blé et de maïs.

Le développement d’engrais artificiel a favorisé les cultures intensives de légumes, fruits et céréales. Aussi, l’élevage artificiel intensif assure un meilleur rendement. Cependant, la grande quantité de déchets animaux augmente le risque de pollution et l’usage des réserves d’eau est intensifié.  

Aussi, l’agriculture intensive a recours aux engrais artificiels et aux produits chimiques dont les insecticides et les herbicides, afin de détruire les mauvaises herbes, les champignons et les animaux qui nuisent aux récoltes.
Évidemment, les partisans de l’agroalimentaire affirment que les quantités de pesticides retrouvées dans les denrées alimentaires sont inoffensives, mais certains groupes de consommateurs, les fermiers bio et les activistes de la santé pensent qu’il est difficile de prévoir l’effet à long terme du mélange de différents pesticides.

 

Savez-vous qu’en 2012, des résidus de pesticides ont été détectés dans 45 % des échantillons de fruits et légumes frais importés au Québec? Un dépassement de la norme légale a été constaté pour 109 échantillons, soit 7 % des aliments importés.

Savez-vous que les agriculteurs du Québec utilisent annuellement 2 400 tonnes d’ingrédients actifs de pesticides?

Selon une étude effectuée en Allemagne, en 2011, l’herbicide « Glyphosate » a été trouvé dans tous les échantillons d’urine en concentration qui excède 20 fois les recommandations sécuritaires permisses dans l’eau. Ce glyphosate est principalement présent dans les aliments conventionnels, dont la viande, les produits laitiers, les légumes, les fruits et les grains. Le problème est que cet herbicide est étudié comme étant un problème pour notre flore intestinale causant ainsi d’autres problèmes de santé comme le cancer. Aussi, cette toxine semble avoir fait un sujet dans les problèmes de fertilité. Nous devons nous demander ce que vaut notre santé et si nous voulons que nos enfants et nous-mêmes consommions de plus en plus de glyphosate à l’avenir.   

L’agriculture conventionnelle est confrontée à des problèmes encore plus difficiles à résoudre, comme l’apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate, la dégradation de la structure du sol et la dépendance aux pesticides.

Ce qui est encore plus troublant dans tout cela c’est l’affaire Louis Robert, l’agronome. En 2018, il a pris la parole dans les médias pour informer que les administrateurs du MAPAQ (Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) contrôlent et utilisent des sommes importantes des fonds publics (nos impôts) réservés à la recherche dans un très grand contexte de conflits d’intérêts. Ceci signifie que les recherches effectuées sont pour se satisfaire eux-mêmes.
Les agriculteurs sont le résultat des décisions de ce ministre. Comment espérer du changement quand la gang en haut est déjà achetée d’avance?

Voici un exemple :

Selon les travaux de Louis Robert et son équipe, ils ont dressé une liste sur les bilans de phosphore soit l’entrée (l’alimentation de l’animal et les engrais) et la sortie (contenu de phosphore dans les récoltes et les produits). Ces travaux ont démonté qu’il est possible de diminuer les surplus de phosphore à la source en utilisant des méthodes douces. Louis Robert a constaté que les quantités de phosphore recommandé en trop. Certes, les cultures ont besoin de phosphore, mais les sols ont une certaine capacité à retenir une proportion du phosphore, mais les excédents causent au fil du temps un relargage vers les cours d’eau ce qui cause les algues bleues. Ces recommandations superflues de phosphore sont seulement au Québec comparativement à nos voisins les États-Unis. Sans ajouter que nous sommes les seuls, au Québec, qui a des représentants des compagnies d’engrais qui siègent sur le comité de l’élaboration des grilles de recommandations d’engrais au Québec. Nous avons un sérieux problème!

Aussi, un autre problème et possible solution est l’usage des machineries lourdes en agriculture qui amène le phénomène de compaction. Plusieurs agriculteurs ne respectent pas les normes de machineries afin d’aller plus vite pour semer, traiter, récolter et labourer.

Une étude effectuée au Royaume-Uni a permis une connaissance supplémentaire sur la technique agricole appelée : «Agriculture sans labour», qui consiste à placer des semences dans des trous dans le sol plutôt que de travailler la terre. Ceci pourrait réduire de près d’un tiers les émissions à effet de serre liées à la production agricole en plus d’augmenter la quantité de carbone stocké dans les sols. Évidemment, la crainte de la perte de production, qui au contraire ne semble pas être le cas dans cette étude, freine tout de même ce virage chez les agriculteurs.

Il faudrait un peu plus de pression de la part du gouvernement pour inciter les agriculteurs à procéder à ce virage, ainsi nos sols pourront retrouver leur fonction naturelle et emprisonner le carbone pour des décennies.

Dans le monde des pesticides, n’oublions pas l’usage répété des herbicides, solution à court terme pour se débarrasser des mauvaises herbes. Ils perturbent les micro-organismes qui vivent dans la terre ce qui rend les sols moins fertiles à long terme.

Enfin, l’usage des nitrates, contenus dans les engrais chimiques. Ils sont d’ailleurs emportés des champs vers les rivières ce qui rend l’eau dangereuse pour la consommation.

Donc, sous un prétexte que nos méthodes modernes d’agriculture doivent accroître les récoltes, doit-on y risquer la vie ?

Il faut ajouter par la suite l’usage des nouvelles biotechnologies qui est le génie génétique qui permet d’obtenir des variétés de plantes à haut rendement avec une plus grande résistance aux maladies. Et j’ai nommé :  

Les organismes génétiquement modifiés

La modification génétique consiste à introduire les gènes d’un organisme dans le noyau de la cellule d’un autre organisme. Il est aussi possible de modifier un organisme en supprimant un gène. L’objectif d’ajouter un gène à un aliment est pour créer des croissances plus rapides ou plus productives. Ils ont par exemple isolé des gènes permettant aux plantes de mieux résister à la sécheresse. 

C’est en 1930 que les scientifiques ont réussi pour la première fois à modifier un gène et c’est dans les années 90 que nous avons les premiers aliments génétiquement modifiés. Le soya, le colza (canola), le maïs et le coton sont les organismes les plus communs. Ces cultures sont acceptées aux États-Unis, en Argentine, au Canada, en Chine, au Brésil et en Afrique du Sud.

Selon Steve Jones, un généticien, il est presque sûr que certains produits OGM poseront problème. Un léger risque ne signifie pas une absence de risque.

Tout un pouvoir!
Les semences et les herbicides sont produits par une poignée de compagnies visant le plus grand profit possible. Ces entreprises demandent à leurs fermiers d’acheter des nouvelles semences chaque année ce qui leur donne beaucoup de pouvoir.

En réaction à cette agriculture intensive, le mouvement bio s’est développé. Ce mouvement rejette les avancées de la biotechnologie comme l’usage des engrais ou des pesticides. Cette approche préconise l’usage de fumier et du compost afin d’enrichir les sols.

Savez-vous que les fruits et légumes biologiques contiennent plus d’antioxydants comparativement à ceux conventionnels?

En effet, la plante tente de se protéger contre les agents pathogènes et pour ce faire elle produit des antioxydants pour faire fuir ses agresseurs. Intéressant, ce qui protège la plante nous protège.

Le seul inconvénient est bien entendu le coût des aliments biologiques. Ce montant se justifie principalement par la main d’œuvre et le coût de la certification biologique.

Justement, la certification biologique est apparue dans les années 90.

Beaucoup de consommateurs ne se sentent pas concernés par ce mouvement. La plupart se fient au gouvernement pour élaborer des normes claires afin de savoir si choisir biologique en vaut la peine.

Selon Ronnie Cummins, de l’Association Organic Consumer des États-Unis, l’agriculture industrialisée et notre système mondial de répartition de la nourriture sont en train de détruire la planète privant deux milliards d’agriculteurs de sol cultivable tout en fournissant des produits fortement contaminés. C’est pourquoi le courant du futur sera biologique et durable et non génétiquement modifié.

Un fait très encourageant, selon une étude de Environmental Health, en 2006, aux États-Unis, l’introduction d’une alimentation biologique chez les enfants permet un changement immédiat et drastique sur l’exposition aux pesticides.

Enfin, selon Rattan Lal et ses collaborateurs, nous détenons présentement la technologie et les connaissances suffisantes pour nourrir une population de 10 milliards de personnes. Non seulement l’amélioration de la qualité des sols pourrait augmenter la productivité agricole de 30-40% sans effets néfastes sur l’environnement, mais en plus elle pourrait en même temps annuler les effets des gaz à effet de serre et de freiner le réchauffement climatique.

Selon Louis Robert, l’agronome, une durabilité des terres dépend de la biodiversité, la qualité et la structure du sol ainsi que sa superficie.

Je vous confirme qu’il y a un lien très fort entre la santé de la terre et le contenu de nos assiettes ! Je n’ai pas de conseil magique à vous faire, mais selon moi, le consommateur a tout intérêt de porter un intérêt très marqué dans l’usage des agents chimiques sur ses aliments ou de commencer à être autosuffisant !

Donc, le message à envoyer n’est pas la viande VS les plantes !
Le message devrait être une agriculture durable vs une agriculture industrielle.

Références

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  2. Rattan Lal, «Soil health and carbon management », Food and Energy Security, 5(4), 2016, https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/fes3.96 (consulté le 12 mai 2021).
  3. Louis Robert, Pour le bien de la terre, Éditions MultiMondes, 2021, 148 pages.
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